Questions juridiques

Quelles sont les obligations de l’agent immobilier ?

6 octobre 202615 min de lecturepar Jonathan Voogt

Ce qu'il faut retenir

  • Envers l'acheteur, l'agent immobilier doit informer, conseiller, vérifier et agir avec loyauté, même sans mandat de sa part : tout élément déterminant pour sa décision doit lui être transmis par écrit avant l'offre.
  • L'obligation de se renseigner dépasse les murs du bien : en mai 2026, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a condamné une agence qui n'avait pas signalé un projet immobilier contesté dans le voisinage.
  • En cas de litige, c'est au professionnel de prouver qu'il a informé : courriels datés, pièces annexées au compromis et bon de visite sans clause pénale font la différence.
  • Les contrôles se durcissent : en 2023, 65 % des professionnels de l'immobilier contrôlés par la DGCCRF présentaient au moins une anomalie.

Mise à jour le 06/10/2026

quelles sont les obligations de l'agent immobilier envers l'acheteur ?

I. Une fois la vérifications terminées, comment l’agent immobilier informe-t-il l’acheteur ?

Une fois les vérifications effectuées (documents, diagnostics, éléments visibles, informations juridiques…), reste à transmettre les renseignements nécessaires à l’acheteur. Et pas de manière vague ou à l’oral entre deux visites. Le devoir d’information de l’agent immobilier ne se limite pas à donner des réponses quand on le questionne : il suppose une démarche active, documentée, structurée.

Cette obligation d’informer est directement liée à l’engagement contractuel de l’agent immobilier et constitue l’un des piliers des obligations de l’agent immobilier envers l’acheteur.

1. Informer, ce n’est pas simplement « répondre » : c’est anticiper 

L’article 1112-1 du Code civil (modifié par l’ordonnance du 10 février 2016) encadre clairement ce devoir d’information :

« Celle des parties qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre doit l’en informer. »

 En clair : l’agent immobilier, en tant que professionnel, est présumé en savoir plus que l’acheteur. Il lui revient donc d’anticiper ses besoins en information et de conseil et non d’attendre qu’ils soient formulés.

Ce devoir d’information s’applique notamment :

  • À tout élément susceptible d’influencer la décision d’achat
  • Aux données juridiques, techniques ou financières du bien
  • À toute situation ou défaut connu du vendeur ou découvert par l’agent au cours de ses vérifications
  • Évènement grave survenu récemment dans le logement, meurtre, suicide, agression violente. A défaut la notion de dol du consentement pourra être levée

2. Quels canaux utiliser pour transmettre des informations ? 

L’information à l’acheteur doit être claire, écrite, traçable. L’oral ne suffit jamais à prouver que le devoir d’information a été rempli. Plusieurs supports permettent à l’agent immobilier de respecter ses obligations d’informer tout en se protégeant :

La logique est simple : chaque renseignement nécessaire doit être formalisé par écrit, et idéalement remis avant l’offre. Cela permet à l’acheteur de prendre une décision libre et éclairée.

3. A quel moment faut-il informer ?

Le moment où l’information est transmise compte autant que son contenu. Si un élément important est communiqué après l’offre ou la signature d’un compromis, cela peut être interprété comme une rétention fautive d’information.

L’obligation d’informer s’applique dès la première mise en relation, et s’intensifie à chaque étape de la vente :

  • Avant la visite : fiche descriptive, caractéristiques essentielles du bien
  • Pendant la visite : explications orales, remise des diagnostics si possible
  • Avant l’offre ou le compromis : tous les éléments juridiques et financiers doivent être remis
  • Après signature : uniquement des compléments ou confirmations (aucune information nouvelle ne doit apparaître à ce stade)

4. Ce qui relève du devoir de conseil, et non seulement de l’information

L’information concerne les faits. Le devoir de conseil, quant à lui, implique de contextualiser les informations, de prévenir des conséquences possibles et de proposer des alternatives si besoin. C’est une forme renforcée du devoir d’informer.

Exemples concrets :

  • Si le bien est classé F au DPE, vous ne pouvez pas juste donner le rapport : vous devez expliquer les implications légales en 2025, notamment l’interdiction prochaine de mise en location.
  • Si le règlement de copropriété interdit l’activité professionnelle, vous devez alerter l’acquéreur qui projette d’y exercer son métier.

 Le devoir de conseil varie selon le profil de l’acheteur. Plus il est profane, plus votre responsabilité est engagée si vous vous contentez de transmettre des documents sans commentaire.

5. Comment prouver que l’information a bien été transmise ? 

Informer ne suffit pas, encore faut-il pouvoir le démontrer en cas de litige. Voici les bonnes pratiques à adopter :

  • Conserver une trace écrite de tout document transmis
  • Utiliser des courriels avec accusé de réception ou signature numérique
  • Joindre systématiquement les pièces au compromis ou à l’offre écrite
  • Faire signer une fiche de visite complète incluant les principales mentions utiles

II. Mais alors, quel est le rôle de l’agent immobilier dans une transaction ?

Il faut rappeler une chose : le rôle de l’agent immobilier est celui d’un professionnel de la transaction, pas d’un simple relais entre vendeur et acquéreur.

Son rôle ne se limite pas à organiser des visites. Il repose sur une mission encadrée par la loi, définie par un mandat, et structurée autour de ses obligations — notamment celles qu’il a envers l’acheteur, dans le cadre d’un véritable accompagnement de l’acheteur.

1. Un intermédiaire…mais pas passif

L’agent immobilier agit comme intermédiaire entre vendeurs et acheteurs. Il ne représente pas juridiquement l’une ou l’autre des parties (sauf mandat spécifique), mais oriente la transaction, sécurise les échanges et structure le processus de vente : autant d’éléments qui définissent concrètement le rôle de l’agent immobilier.

Dans les faits, cela signifie :

  • Mettre en relation les parties (selon l’article 1er de la loi Hoguet)
  • Recueillir les informations nécessaires à la transaction
  • Transmettre les données utiles aux deux parties
  • Faciliter les négociations et les engagements

Ce sont là des actions concrètes de la mission de l’agent, qui ne se limite pas à faire visiter des biens, mais inclut également une responsabilité jusqu’à la signature de l’acte authentique, si un manquement est constaté.

2. Une mission structurée par le mandat

Le point de départ de la mission de l’agent, c’est le mandat. C’est lui qui définit le périmètre de son action, mais la loi encadre indépendamment ses obligations envers l’acheteur, qu’il ait un mandat simple ou exclusif.

Ce que le mandat formalise :

  • L’identité des parties et la nature de la mission
  • Le type de bien concerné
  • Le montant des honoraires et qui en a la charge
  • Les conditions particulières de la transaction (si nécessaire)
  • La durée du contrat et les conditions de renouvellement ou de résiliation

Même sans mandat de l’acheteur, le rôle de l’agent immobilier implique une obligation d’information et un devoir de loyauté envers ce dernier. Cela s’inscrit dans un cadre plus large : celui de l’accompagnement de l’acheteur, qui reste un principe central de la profession.

3. Un accompagnement actif de l’acheteur 

En pratique, la mission de l’agent implique un véritable accompagnement de l’acheteur à chaque étape :

  • Compréhension du besoin et du projet
  • Sélection des biens pertinents
  • Présentation claire et vérifiée des caractéristiques du bien
  • Transmission des documents réglementaires
  • Aide à la formulation d’une offre
  • Suivi jusqu’à la signature chez le notaire

C’est dans cet accompagnement de l’acheteur que s’incarne pleinement le rôle de l’agent immobilier : vérification des informations, transmission des éléments utiles, absence de dissimulation, alertes sur les points sensibles, etc. Il ne s’agit pas seulement d’une mission commerciale, mais d’un engagement professionnel fondé sur la transparence et la rigueur.

4. Le rôle de l’agent dans la sécurisation juridique de la transaction

Au-delà des aspects relationnels et commerciaux, le rôle de l’agent immobilier est également juridique : il contribue à la sécurisation juridique de la transaction immobilière. Ce rôle, bien que souvent indirect, est reconnu par les juridictions civiles comme faisant partie intégrante de la mission de l’agent.

Ce tableau illustre combien le rôle de l’agent immobilier va au-delà de la mise en relation : il participe activement à la fiabilité juridique de la vente.

5. Ne pas confondre rôle commercial et obligations légales 

Certes, la mission de l’agent comprend aussi une dimension commerciale : vendre, négocier, prospecter. Mais ces missions ne doivent jamais empiéter sur son devoir d’information. Un bien attractif reste soumis aux mêmes exigences : transparence, précision, vérification des éléments fournis.

C’est pourquoi la jurisprudence rappelle régulièrement que le rôle de l’agent immobilier ne se résume pas à celui d’un intermédiaire commercial, mais qu’il est un acteur responsable de la régularité et de la loyauté de la transaction. Ce rôle, cette mission, cet accompagnement de l’acheteur, sont au cœur de ses obligations légales et professionnelles.

comment l'agent immobilier gère les litiges ?

III. Ce que sanctionnent vraiment la DGCCRF et les juges en 2026

Les obligations envers l'acheteur ne restent pas théoriques. Elles sont contrôlées sur le terrain par la DGCCRF et appréciées par les juges au cas par cas. Leurs constats récents dessinent une carte précise des risques.

1. Les manquements que la DGCCRF relève le plus souvent

En 2023, la DGCCRF a contrôlé 1 739 professionnels de l'immobilier. Elle a relevé au moins une anomalie chez 1 132 d'entre eux, soit 65,1 %. Ses résultats, publiés en décembre 2024, ciblent des points très concrets.

Manquement relevéCe que la DGCCRF a constatéLe réflexe qui vous protège
Performance énergétiqueAnnonces portant la mention « DPE en cours » ou « vierge »Ne diffuser aucune annonce sans les classes DPE et GES
HonorairesBarèmes absents, incomplets ou affichés uniquement hors taxesAfficher des honoraires TTC et préciser qui les paie
Bon de visiteClause pénale illicite imposée à l'acheteur s'il achète sans l'agenceSupprimer toute pénalité de vos bons de visite
Pratiques trompeuses (16 % des anomalies)Annonces sans mandat valide, faux « exclusif », faux « nouveau », « vendu » affiché pour un bien vendu par un confrèreRetirer l'annonce dès la fin du mandat et ne mentionner que ce que vous pouvez prouver
Habilitation et médiationCollaborateurs sans attestation d'habilitation, médiateur de la consommation absent des mandats et des sitesVérifier votre attestation et la mention du médiateur sur vos documents

Ces anomalies ont donné lieu à 564 avertissements, 504 injonctions, 40 procès-verbaux pénaux et 102 procès-verbaux administratifs. La DGCCRF annonce maintenir sa pression de contrôle sur le DPE et l'encadrement des loyers.

2. « Vous auriez dû savoir » : l'environnement du bien fait partie de l'information

Le devoir d'information ne s'arrête pas aux murs du bien. Dans un arrêt du 21 mai 2026 (n° 23-14791), la cour d'appel d'Aix-en-Provence a retenu la responsabilité d'une agence pour un projet qu'elle n'avait pas signalé.

Un immeuble en ruine jouxtait la maison vendue. Un projet de résidence étudiante y était prévu, contesté par les riverains et relayé dans la presse. La fiche commerciale vantait pourtant un environnement convivial et ensoleillé.

Pour les juges, un professionnel normalement diligent aurait dû s'interroger sur cet immeuble et découvrir le projet. L'agence et les vendeurs ont été condamnés ensemble à verser 6 000 euros à l'acheteur au titre des nuisances du chantier.

Avant chaque diffusion, prenez l'habitude de vérifier :

  • le plan local d'urbanisme et les permis de construire affichés à proximité ;
  • les projets évoqués en mairie ou dans la presse locale ;
  • la cohérence entre votre fiche descriptive et ce que vous avez constaté sur place.

3. Mandataire ou réseau : qui porte quelle obligation ?

Quand vous exercez comme agent commercial habilité, une partie des obligations repose sur le titulaire de la carte T, c'est-à-dire votre réseau. Une autre partie reste attachée à votre personne, quel que soit le réseau choisi.

ObligationTitulaire de la carte T (le réseau)Vous, agent commercial habilité
Carte professionnelle et garantie financièreLes détient et les afficheExercez sous sa carte, avec une attestation d'habilitation
Registre des mandatsLe tient et attribue les numérosFaites inscrire chaque mandat avant toute diffusion
Assurance responsabilité civile professionnelleCouvre son activitéSouscrivez votre propre RCP, condition de votre habilitation
Lutte contre le blanchiment (LCB-FT)Organise les procédures et déclare à TracfinAppliquez la vigilance sur le terrain : identité des parties, origine des fonds
Médiateur de la consommationAdhère à un médiateurMentionnez-le sur vos mandats et vos supports
Information et conseil de l'acheteurFournit les modèles de documents et les outilsVous les exécutez au quotidien et en gardez la preuve

Le devoir d'information envers l'acheteur reste donc, en pratique, entre vos mains. Ce que vous pouvez attendre d'un réseau, c'est qu'il porte sa part du cadre légal et vous donne de quoi tracer chaque information transmise.

Avant de rejoindre un réseau, demandez-lui la liste précise de ce qu'il prend en charge. Les outils et services Expertimo et les formations du réseau sont détaillés sur leurs pages dédiées.

IV. Comment l’agent immobilier gère-t-il les litiges ?

Même en respectant toutes les obligations de l’agent immobilier envers l’acheteur, en prenant les précautions nécessaires en vérifiant et en communiquant avec le plus de transparence possible, personne n’est à l’abri d’un désaccord. 

Une information mal comprise, un document mal interprété, ou une attente mal exprimée : il suffit parfois de peu pour qu’un contentieux de vente immobilier surgisse.

Mais que faire lorsqu’un contentieux de vente éclate ? Comment réagir sans aggraver la situation, tout en protégeant ses intérêts et son image professionnelle ? Et à quel moment la responsabilité de l’agent peut-elle être engagée ?

1. Identifier rapidement la nature du litige immobilier 

Avant toute chose, il faut comprendre ce qui est réellement reproché à l’agent immobilier. Tous les désaccords ne relèvent pas de sa responsabilité, mais il reste souvent en première ligne. Les litiges les plus fréquents liés à la transaction sont :

  • Vices cachés découverts après la vente
  • Dol du consentement (absence de certaines informations qui auraient pu changer la volonté d’acquérir ou d’acheter au prix fixé)
  • Erreurs ou omissions dans les documents transmis
  • Absence de mise en garde sur un point juridique ou technique
  • Publicité mensongère ou trompeuse, superlatifs trop forts, (sans travaux, calme absolu, en parfait état…)
  • Non-respect du mandat ou dépassement de mission

La première étape consiste donc à faire un point objectif : l’information a-t-elle été donnée ? Par écrit ? Était-elle claire ? Cela permet d’évaluer si la responsabilité de l’agent est engagée ou non.

2. Tenter une résolution amiable du litige

La loi impose aux professionnels de l’immobilier d’avoir recours à un médiateur à la consommation. Ce mécanisme a été renforcé par l’ordonnance n° 2015-1033 du 20 août 2015. Il s’agit donc d’un dispositif légal, et non d’un choix facultatif.

Pourquoi privilégier la médiation ?

  • C’est moins long et moins coûteux qu’un contentieux judiciaire
  • Cela montre votre volonté de dialogue
  • C’est une preuve de bonne foi en cas de suite judiciaire

En pratique : dès qu’un désaccord formel est exprimé par l’acquéreur, l’agent peut lui proposer la médiation via son médiateur référencé (son nom doit figurer sur les documents contractuels et en agence).

3. Se défendre en cas de procédure judiciaire 

Si la médiation échoue ou n’est pas envisagée, le litige peut évoluer vers un recours judiciaire. L’acheteur peut engager la responsabilité de l’agent immobilier sur deux fondements :

Dans ces cas-là, la défense de l’agent doit être rigoureuse et documentée. Il est fortement conseillé de :

  • Faire appel à son assureur en responsabilité civile professionnelle
  • Constituer un dossier de défense clair et documenté
  • Montrer que l’information a été transmise et comprise (écrits, signatures, diagnostics)

L’agent n’est pas systématiquement fautif. Le juge tient compte du comportement de toutes les parties, du niveau d’expertise de l’acquéreur, et des documents fournis.

En Bref,

L’agent immobilier a des obligations légales envers l’acheteur : informer, conseiller et agir avec transparence. Il doit signaler tout vice connu et garantir la remise des documents et fonds. En cas de manquement, sa responsabilité peut être engagée.

A lire aussi : Comment faire une reconversion en agent immobilier ? 

FAQ : les obligations de l'agent immobilier envers l'acheteur

L'agent immobilier doit-il signaler un projet de construction près du bien ?

Oui, dès lors qu'il en a connaissance ou qu'un professionnel diligent aurait pu le découvrir. En mai 2026, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a condamné une agence qui n'avait pas signalé un projet contesté, connu des riverains et évoqué dans la presse. Consultez le PLU, les permis affichés et la presse locale avant de diffuser l'annonce.

Un bon de visite peut-il prévoir une pénalité si l'acheteur achète sans l'agence ?

Non. La DGCCRF a relevé ces clauses pénales comme illicites lors de ses contrôles. Le bon de visite sert seulement à prouver que vous avez fait visiter le bien : il n'a pas la valeur d'un mandat et ne donne pas droit à une commission. Votre protection repose sur un mandat régulier, signé avant la mise en relation.

Un mandataire indépendant est-il personnellement responsable envers l'acheteur ?

Il peut l'être. L'acheteur qui n'a pas signé de mandat avec vous agit sur le terrain de la responsabilité délictuelle, contre l'agent qui a commis la faute et souvent aussi contre le réseau titulaire de la carte. C'est pour cela qu'une assurance responsabilité civile professionnelle personnelle conditionne votre habilitation.

Combien de temps l'acheteur a-t-il pour agir contre l'agent immobilier ?

En principe cinq ans à compter du jour où il a connu, ou aurait dû connaître, les faits qui fondent son action (article 2224 du Code civil). Le point de départ peut donc se situer bien après la vente. Conservez vos dossiers au-delà de cette durée et faites vérifier votre situation par un avocat en cas de réclamation.

Peut-on publier une annonce avec la mention « DPE en cours » ?

Non. Les classes énergie et climat doivent figurer dans l'annonce dès sa publication, quel que soit le support. La DGCCRF a relevé ces mentions « DPE en cours » ou « vierge » lors de ses contrôles et dresse des procès-verbaux administratifs en cas de défaut d'affichage. Attendez le diagnostic avant de diffuser.

Que change la réforme du DPE de 2026 pour l'information de l'acheteur ?

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité est passé de 2,3 à 1,9. Un logement chauffé à l'électricité peut gagner une classe. Pour un bien vendu avec un DPE antérieur, vérifiez si une version actualisée existe sur l'observatoire de l'ADEME et expliquez à l'acheteur l'échéance de 2028 pour les logements classés F mis en location.

L'agent doit-il vérifier l'origine des fonds de l'acheteur ?

Oui. Au titre de la lutte contre le blanchiment de capitaux, l'agent identifie les parties et s'interroge sur l'origine des fonds, selon les procédures du titulaire de la carte. Une opération suspecte fait l'objet d'une déclaration à Tracfin. La DGCCRF a mené en 2025 des contrôles ciblés sur ce point dans l'immobilier haut de gamme.

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