La mention « agences s’abstenir » ne signifie pas que la porte est définitivement fermée. Dans la majorité des cas, elle traduit une méfiance du vendeur, peur des honoraires, mauvaise expérience passée, envie de garder le contrôle, plutôt qu’un refus catégorique de tout accompagnement professionnel. Un bon argument au bon moment suffit souvent à changer la donne.
Voici 6 questions à poser au vendeur pour l’amener à reconsidérer sa position, et comprendre que refuser les agences peut lui coûter plus cher que de les accepter.
Essayez. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.
Allez-vous tout donner pour 20 % de chance de réussir à vendre ?
Plus d’un Français sur deux aimerait vendre seul et inscrivent agences s’abstenir sur les annonces. Mais dans les faits, est-ce réellement ce qu’il se passe ?
Une étude réalisée par « Meilleursagents » en partenariat avec l’université Paris Dauphine et l’IFOP a mis en avant des chiffres clés :
- 70 % des transactions en immobilier sont réalisées grâce à un professionnel de l’immobilier
- 20 % des ventes sont réalisées de particulier à particulier
- 10 % des ventes se font avec une autre solution comme via des amis ou un notaire.
Cela signifie qu’en voulant vendre seul à tout prix, votre vendeur « agences s’abstenir » passe à côté de 70 % de chances de réussir sa vente.
C’est d’ailleurs pour cela que de nombreux vendeurs changent d’avis à la minute où ils prennent connaissance de ce chiffre.
La réalité c’est que les acheteurs sont nombreux à faire confiance à une agence pour acquérir leur bien immobilier. En inscrivant « agences s’abstenir », votre prospect met donc volontairement de côté une grande partie du marché des acquéreurs.
C’est un argument de taille pour qu’un vendeur change d’avis et décide de faire appel à vos services.
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Saurez-vous trouver la bonne stratégie pour vendre en inscrivant agence s’abstenir ?
Vendre un bien immobilier ne demande pas seulement d’être un bon commercial ou un bon négociateur, votre prospect devra également avoir des notions en droit immobilier.
En effet, la loi ne cesse de changer en matière de transaction immobilière donnant de plus en plus de responsabilités aux vendeurs.
Les démarches pour mener une vente à son terme sont de plus en plus complexes.
Quand réaliser les diagnostics immobiliers ? Quelle offre est acceptable ? Comment choisir son acheteur et savoir s’il est solvable ? Quelle est la meilleure période pour publier son annonce ? Autant de questions sur lesquelles un professionnel de l’immobilier est incollable.
Le marché de l’immobilier est de plus en plus concurrentiel. Il faut donc faire comprendre à votre vendeur que publier son annonce et voir ce qui arrive risque de le mener à sa perte. Ce qu’il lui faut, c’est une stratégie !
Et ce n’est pas en inscrivant agences s’abstenir que votre prospect en trouvera une.
En effet, s’il fait une erreur en terme de communication, de prix ou de valorisation du bien, il risque de retarder la vente et de finir noyé au milieu d’autres annonces plus récentes et plus attractives…
Sait-il également qu’il va devoir se débrouiller seul pour monter un dossier de compromis de vente et le présenter à un notaire ?
Le notaire n’a pas pour mission de l’aider dans cette démarche (mais un mandataire immobilier oui).
Ce sera donc à lui de gérer cette partie administrative tout seul et d’être au clair sur les diagnostics immobiliers obligatoires, l’urbanisme, les servitudes ou encore le financement des acquéreurs.
De plus, tout cet administratif doit se faire avant de trouver un acheteur, car si son dossier n’est pas prêt, cela retardera la signature du compromis de vente et l’acquéreur pourra se rétracter plus facilement.
Ainsi, en plus de choisir le bon acheteur, un professionnel de l’immobilier saura accompagner les deux parties lors de la transaction.
Il s’assurera que l’acheteur ne disparaisse pas dans la nature et facilitera les démarches administratives du vendeur tout au long de la vente. C’est tout de même rassurant d’avoir quelqu’un pour nous accompagner quand on parle d’une transaction à 6 chiffres ou plus.
Allez-vous vraiment vendre plus cher sans agence ?
Une transaction immobilière c’est la rencontre entre un vendeur qui souhaite vendre le plus cher possible et un acheteur qui veut acheter le moins cher possible.
Votre vendeur qui est contre les agences a souvent l’impression qu’il va vendre plus cher s’il marque agences s’abstenir.
Cependant, en général, on constate que la négociation est plus importante quand il n’y a pas d’intermédiaire entre les deux parties. Pourquoi ? Parce que la négociation est un métier !
Après tout ce que le vendeur solitaire aura enduré pour trouver son acquéreur potentiel, il sera sans doute plus à même de baisser son prix au dernier moment pour ne pas prendre le risque de le perdre.
De plus, à ce moment de la vente, ses émotions lui joueront sûrement des tours : lassitude, inquiétude, peur, excitation…
Pour réussir une négociation en sa faveur, il devra pourtant garder la tête froide et oublier quelques instants tout ce que représente ce projet de vente pour lui…
L’engagement émotionnel qu’il mettra dans cette vente peut vite devenir un frein considérable pour vendre au prix juste.
Je l’ai constaté à maintes reprises au travers de mon expérience et vous le savez certainement vous aussi, un vendeur ne vend pas plus cher lorsqu’il réalise la transaction seul. Il est donc primordial que votre vendeur qui refuse les agences prenne conscience de cela.
Conclusion : « agences s’abstenir » toujours une bonne idée ?
Si votre prospect n’est pas d’accord avec ces 6 arguments, alors vous ne pourrez pas faire grand-chose pour lui. Cela dit, bien souvent, vous constaterez qu’il reviendra vous voir au bout de quelques mois, car son bien ne se vend pas.
Néanmoins, je suis sûre que l’ensemble de ces arguments lui permettra de réfléchir sérieusement sur le fait de laisser ou non « agences s’abstenir » dans son annonce.
Si vous parvenez à discuter de tous ces points avec le vendeur, cela agira sûrement en votre faveur pour récupérer un mandat.